Une aide pour les medecins
Les LLM, pour faire quoi ?
Les LLM peuvent être, en médecine, utiles dans de très nombreuses situations. Les professionnels de la santé doivent découvrir toutes les situations pour les quelles les LLM peuvent être une aide.
- Répondre aux questions que nous nous posons
- Mieux informer nos patients
- Traduction de documents
- Analyses de documents
- Support d'écriture

Répondre aux questions que nous nous posons
- Exemple 1 (ChatGPT) : Sur le rapport d’une radiographie du thorax, vous lisez « présence d’une hernie de Bochdalek… ». Une hernie de Bochdalek, c’est quoi ?
- Exemple 2 (ChatGPT: Pour un rapport à l’AI, vous devez donner un diagnostic (état dépressif léger) mais aussi un code CIM. « Quel est le code CIM 10 pour un état dépressif léger ? »
Les questions peuvent être un peu plus pointues :
- Exemple 3 (ChatGPT): Agis comme un pharmacologue. J’ai besoin de mieux connaître le somnifère « Quiviq », donne-moi ses indications, ses différences par rapport aux autres somnifères, ses avantages et ses inconvénients.
- Exemple 4 (ChatGPT) : Agis comme un spécialiste de l’hypertension artérielle. Je souhaite mettre à jour mes connaissances sur la prise en charge de l’HTA. Résume-moi les recommandations ESC 2024 sur l’hypertension artérielle.
La recherche d’informations est probablement la fonction qui sera la plus utile aux professionnels de la santé. Vous pourrez découvrir un exemple dans un article publié en mars 2023 dans la Revue médicale suisse, des psychiatres y présentent les réponses qu’ils ont obtenu de ChatGPT. Ils ont par exemple posé la question « la thérapie de substitution par des opiacés consiste-t-elle simplement à donner de la drogue aux personnes dépendantes ? ». La réponse de l’IA est jugée adéquate et de bonne qualité par les auteurs de cet article :
Non, la thérapie de remplacement des opiacés ne consiste pas simplement à donner des drogues aux personnes dépendantes. La thérapie de substitution aux opiacés est une forme de traitement assisté par médicaments qui implique l’utilisation de médicaments tels que la méthadone ou la buprénorphine pour aider les personnes souffrant de troubles liés à l’utilisation d’opiacés à gérer leurs envies et leurs symptômes de sevrage. Ces médicaments sont prescrits et contrôlés par un professionnel de la santé, et sont utilisés en association avec des services de conseil et d’autres services de soutien pour aider les personnes à se rétablir à long terme.
Mieux informer nos patients
- Exemple 1 (Euria): Je viens de diagnostiquer une hypothyroïdie chez un de mes patients, génère un texte pour lui expliquer ce qu’est une hypothyroïdie et ce que ce diagnostic implique pour lui.
- Exemple 2 (Euria): Un de mes patients âgé de 55 ans me demande s’il doit faire un dosage du PSA pour le dépistage du cancer de la prostate. Génère une réponse qui présente l’utilité et les limites de ce test. Il n’y a pas de cas de cancer prostatique dans sa famille et il n’a aucun symptôme urinaire.
- Exemple 3 (Euria): Agis comme un spécialiste de la nutrition. Je souhaite expliquer à un de mes patients qui présente u cholestérol trop élevé ce qu'est l'alimentation méditerranéenne. Même s'il devra probablement être vu par un diététicien ou une diététicienne, je souhaite lui transmettre les informations de base sur cette alimentation. Rédige un texte que je pourra lui donner qui explique ce qu'est l'alimentation méditerranéenne, avec quels exemples concrets.
« Un de mes patients âgé de 55 ans me demande s’il doit faire un dosage du PSA pour le dépistage du cancer de la prostate. Génère une réponse qui présente l’utilité et les limites de ce test. Il n’y a pas de cas de cancer prostatique dans sa famille et il n’a aucun symptôme urinaire ».
Voici une réponse structurée, telle que vous pourriez l’expliquer à un patient de 55 ans, afin qu’il comprenne à la fois l’intérêt et les limites du dosage du PSA (antigène spécifique de la prostate) dans son contexte.
Rappel sur le PSA
Le PSA est une protéine produite par la prostate. Son dosage sanguin peut détecter certaines anomalies, dont le cancer de la prostate, mais aussi des pathologies bénignes comme l’hypertrophie bénigne de la prostate ou une prostatite.
Utilité potentielle du dosage
Objectif : détecter précocement un cancer de la prostate avant l’apparition de symptômes.
Particularité : certains cancers détectés tôt sont potentiellement guérissables, et un traitement précoce peut, dans certains cas, réduire le risque d’évolution vers une forme grave.
Âge : à 55 ans, l’incidence du cancer de la prostate commence à augmenter, mais dans votre cas, il n’existe ni antécédent familial, ni symptômes, ce qui place votre risque dans la catégorie « moyen ».
Limites et inconvénients
Spécificité limitée : un PSA élevé n’est pas spécifique du cancer. Il peut être augmenté pour des raisons bénignes, entraînant des examens complémentaires inutiles (biopsies, IRM).
Surdiagnostic : certains cancers détectés par le PSA sont des formes peu agressives, qui n’auraient jamais causé de problème au cours de la vie. Leur détection peut entraîner des traitements inutiles (chirurgie, radiothérapie) avec des effets secondaires comme l’incontinence ou les troubles de l’érection.
Pas de réduction nette de mortalité globale : les grandes études montrent une diminution modeste de la mortalité spécifique par cancer de la prostate, mais pas de bénéfice clair sur la mortalité globale.
Anxiété et suivi intensif : un résultat anormal peut générer un stress important et mener à un suivi rapproché, même si aucun cancer n’est finalement trouvé.
Recommandations actuelles (Europe / Suisse)
Pour les hommes sans facteurs de risque particuliers (pas d’antécédent familial, pas d’origine africaine subsaharienne), le dépistage par dosage du PSA n’est pas recommandé de manière systématique.
On propose plutôt une décision partagée : le médecin informe sur les avantages et les risques, et le patient choisit en connaissance de cause.
Si un dépistage est décidé, il doit être intégré dans un suivi médical et accompagné d’une discussion régulière sur la pertinence de le poursuivre.
Conclusion pour votre situation
En l’absence de symptômes urinaires et de facteurs de risque familiaux, il n’existe pas d’indication claire à faire un dosage du PSA de manière systématique.
Vous pouvez :
Soit décider de ne pas faire de PSA et rester attentif à l’apparition de symptômes urinaires,
Soit faire un dosage après avoir accepté les risques de faux positifs, de surdiagnostic et de traitements potentiellement inutiles.
Il s’agit avant tout d’une décision personnelle, éclairée par l’information médicale.
Si vous voulez, je peux vous préparer aussi une version courte que vous pourriez remettre au patient sous forme de fiche d’information claire et visuelle. Souhaitez-vous que je la prépare ?
Voici une réponse structurée, telle que vous pourriez l’expliquer à un patient de 55 ans, afin qu’il comprenne à la fois l’intérêt et les limites du dosage du PSA (antigène spécifique de la prostate) dans son contexte.
Rappel sur le PSA
Le PSA est une protéine produite par la prostate. Son dosage sanguin peut détecter certaines anomalies, dont le cancer de la prostate, mais aussi des pathologies bénignes comme l’hypertrophie bénigne de la prostate ou une prostatite.
Utilité potentielle du dosage
Objectif : détecter précocement un cancer de la prostate avant l’apparition de symptômes.
Particularité : certains cancers détectés tôt sont potentiellement guérissables, et un traitement précoce peut, dans certains cas, réduire le risque d’évolution vers une forme grave.
Âge : à 55 ans, l’incidence du cancer de la prostate commence à augmenter, mais dans votre cas, il n’existe ni antécédent familial, ni symptômes, ce qui place votre risque dans la catégorie « moyen ».
Limites et inconvénients
Spécificité limitée : un PSA élevé n’est pas spécifique du cancer. Il peut être augmenté pour des raisons bénignes, entraînant des examens complémentaires inutiles (biopsies, IRM).
Surdiagnostic : certains cancers détectés par le PSA sont des formes peu agressives, qui n’auraient jamais causé de problème au cours de la vie. Leur détection peut entraîner des traitements inutiles (chirurgie, radiothérapie) avec des effets secondaires comme l’incontinence ou les troubles de l’érection.
Pas de réduction nette de mortalité globale : les grandes études montrent une diminution modeste de la mortalité spécifique par cancer de la prostate, mais pas de bénéfice clair sur la mortalité globale.
Anxiété et suivi intensif : un résultat anormal peut générer un stress important et mener à un suivi rapproché, même si aucun cancer n’est finalement trouvé.
Recommandations actuelles (Europe / Suisse)
Pour les hommes sans facteurs de risque particuliers (pas d’antécédent familial, pas d’origine africaine subsaharienne), le dépistage par dosage du PSA n’est pas recommandé de manière systématique.
On propose plutôt une décision partagée : le médecin informe sur les avantages et les risques, et le patient choisit en connaissance de cause.
Si un dépistage est décidé, il doit être intégré dans un suivi médical et accompagné d’une discussion régulière sur la pertinence de le poursuivre.
Conclusion pour votre situation
En l’absence de symptômes urinaires et de facteurs de risque familiaux, il n’existe pas d’indication claire à faire un dosage du PSA de manière systématique.
Vous pouvez :
Soit décider de ne pas faire de PSA et rester attentif à l’apparition de symptômes urinaires,
Soit faire un dosage après avoir accepté les risques de faux positifs, de surdiagnostic et de traitements potentiellement inutiles.
Il s’agit avant tout d’une décision personnelle, éclairée par l’information médicale.
Si vous voulez, je peux vous préparer aussi une version courte que vous pourriez remettre au patient sous forme de fiche d’information claire et visuelle. Souhaitez-vous que je la prépare ?
Analyse de documents
Support d'écriture
ChatGPT peut assister dans la rédaction de textes médicaux : articles, rapports, lettres ou documents pédagogiques.
- Exemple : Rédige un résumé structuré pour une publication sur le diabète de type 2.
Messages à retenir
Les LLM sont des outils d’aide au service du médecin, jamais des décideurs. Ils permettent un gain de temps et facilitent la synthèse, la rédaction et l’accès à l’information médicale. Leur utilisation exige un regard critique et une validation systématique des contenus générés. Une intégration pertinente des LLM repose sur l’acquisition de compétences spécifiques par les professionnels de la santé.
Une image générée par ChatGPT
Une image générée pour l'article "Les maladies du Père Noël* publié sur le blog de CabinetMedical.ch en décembre 2025.
